jeudi 11 mai 2017

Les trois sirènes d'Instagram

Dans sa fiche de personnage fictive, Eugène est constamment à la recherche de l'amour... Voilà pourquoi, même si je le néglige pour cause de défi Instagram, j'ai réussi à le mettre en vedette.

Il faut expliquer que le mois de mai y est consacré aux sirènes pour les artistes sous le thème simple et efficace de #mermay. Le défi consiste à produire une sirène par jour et à l'afficher avec ce mot-clic.



Avec absolument rien à gagner, l'artiste amateur ou non se dit d'emblée « Pourquoi perdrais-je mon temps? »

C'est ignorer comment le neurone artistique est facile à titiller. Pour qui en est affligé, il suffit d'entendre les mots « concours, thème, j'ai-toujours-voulu-faire-un... » pour lancer une pelletée de charbon dans l'hémisphère droit.

La beauté du défi des sirènes est qu'il permet de comparer comment les artistes du monde entier s'attaquent à un thème unique et d'essayer de trouver un nouvel angle à celui-ci. Impossible d'y résister! On commence par faire une sirène, puis deux... et on se met à les produire à la chaîne pour rattraper les jours perdus.

Malgré son apparente simplicité, la tâche est redoutable! Il faut positionner en trois dimensions un personnage mi-réel, mi-fictif. Étant dans l'eau, la sirène, ses bras et ses %$#@ de cheveux peuvent partir dans toutes les directions. Tout comme sa queue pour laquelle on n'a pas de référence puisqu'aucune créature n'utilise la sienne comme elle le fait.


Dilemme du haut de bikini


Arrive ensuite le dilemme « du haut de bikini ». La sirène, en théorie, est une créature sauvage qui tire son fonds de commerce de son pouvoir sur les hommes. Pourquoi diable voudrait-elle s'embarrasser d'une pièce de tissu? C'est ce qui explique qu'après quelques sirènes de son cru et beaucoup d'encouragement muet de l'instagramosphère, on envoie balader tissus, cheveux et algues pour laisser notre sirène suivre sa vraie nature (et se forcer à sortir un brin de sa zone de confort).

Cela nous vaut un grand sentiment de liberté artistique (et quelques courriels d'utilisateurs émoustillés)...

Ensuite, il s'agit d'un thème assez limité qui tombe facilement dans les clichés. Il faut redoubler d'imagination pour garder le rythme! Et qui dit contrainte, dit inspiration. C'est l'une des meilleures façons de stimuler l'inspiration! J'en ai pour preuve les centaines de comptes de dessinateurs, illustrateurs, animateurs que j'ai survolés et où j'ai pu constater l'explosion de créativité depuis le 1er mai.

Un grand nombre sont passés des occasionnelles illustrations des habituels visages féminins (et caucasiens, j'ose affirmer, malgré la grande diversité des comptes visités) à une série déjantée de sirènes (et sirins!) dans toutes les déclinaisons inimaginables.

Comment ensuite résister à l'impulsion d'ajouter sa contribution? Et comme on devient forgeron en forgeant, tous y gagnent en dextérité (environ l'équivalent de se qu'ils perdent en heures de sommeil!).

C'est pour cette raison qu'Eugène a fait une incursion en position 14 de ma série! Pour en voir plus, cherchez @helline_milo sur Instagram.


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